Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Films Etrangers’

spielberg

Steven,

Je suis allé voir « l’Œil du Mal«  la semaine dernière. Ou la semaine d’avant, je ne sais plus.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : je suis déçu. Pire. Je suis…troublé. Sérieusement qu’est-ce que tu nous fais là ? –ouais bon on va se tutoyer ça sera plus simple, et puis ça ne me dérange pas plus que ça.

Le Lundi tu nous amènes un extraterrestre attachant au possible qui a marqué 4 générations, le Mardi tu nous ouvres les yeux et nous projettes dans un futur à portée de main, le Mercredi tu te permets de faire revivre des êtres qui ont disparus depuis des millions d’années, le Jeudi tu vêtis ton chapeau et ton lasso, le Vendredi tu fais ta liste, le Samedi tu débarques en Normandie et le Dimanche… tu marches dans de la bouse. Et du pied droit en plus. Malheur. Je ne parle pas de la petite bouse qui se fait discrète et qu’on oublie vite. Là je parle de la grosse bouse de vache huileuse et odorante, que tu vas te trainer sur les 50 prochains mètres avant d’arriver sur le paillasson du voisin que tu vas gratifier d’un porte-bonheur inattendu.

Comme pour tout Dieu qui se respecte, le 7ème jour de la construction du Cinéma aurait dû être un jour de repos. Même pour toi. Vraiment.

Et quand je lis ‘L’Oeil du Mal, sur une idée originale de Steven Spielberg’ ..aaahh – là c’est l’expression du soupir, Steve-… ça m’irrite encore plus.

Explique-moi ce qu’il y a d’original dans ce scénario que j’aimerais résumer ainsi : C’est l’histoire d’un mec… Non. C’est l’histoire d’une nana…. Non plus… Attends laisse moi 2 petites secondes(ça doit être le temps qu’il t’a fallu pour trouver l’originalité de ton idée)

(suite…)

Read Full Post »

2008_the_spirit_001

Synopsis

La ville hurle. Elle est sale, dangereuse et ses flics sont complètement dépassés par une criminalité tentaculaire. Octopuss, gangster et scientifique dément, en est d’ailleurs son plus fier représentant, lui qui rêve de conquérir le monde. Pour lui faire face, il n’y a que le Spirit. Protecteur de la ville au passé mystérieux, il va se donner pour but de mettre fin aux velléités de son ennemi. Et, accessoirement, d’en apprendre davantage sur lui-même.

Réalisation : Frank Miller.
Distribution : Gabriel Macht, Samuel l. Jackson, Scarlett Johansson, Eva Mendes…
Scénario : Frank Miller d’après l’oeuvre de Will Eisner.

« The Spirit » est l’événement de ce début d’année 2009. Le souvenir de Sin City, la caution Frank Miller, « Empire » qui salue la prestation de Samuel L.Jackson, une affiche alléchante et « The Dark Knight » qui a remis au goût du jour les masques de super-héros, autant d’éléments qui ont créé un joli buzz autour du dernier produit de Sony Pictures.

5 bonnes raisons de passer un bon moment devant « The Spirit »
• La photocopie d’Eva Mendes.
• Samuel L.Jackson. Tour à tour lanceur de toilettes, samouraï et officier SS. Cabotin à souhait, Samuel L.Jackson en fait des tonnes, trop parfois mais constitue une sacrée bouffée d’oxygène en face du Spirit. Quelques répliques mythiques capables de rivaliser avec sa merveilleuse tirade issue des « Serpents dans l’avion ».
• Le ton très « BD » adopté tout le long du film. Aussi bien sur le plan esthétique (les dix premières minutes, par exemple, semblent sortir directement d’une bande dessinée),de l’humour débile assumé (le premier combat entre Octopuss et The Spirit, les clones crétins fabriqués par Octopuss, le doigt ramassé à la fin) que des répliques conquérantes du protagoniste principal, « The Spirit » est clairement un album sur grand écran.
• La réussite esthétique. Visuellement, il n’y a pas grand-chose à redire. Je me souviens que, quand j’étais au lycée, un mec parlait du dernier Matrix et disait qu’il s’en était pris « plein les mirettes ». Bon ben je vais lui voler l’expression pour l’occasion. De ce point de vue là, la réussite est totale.
Remarque indispensable : la salle dans laquelle j’ai vu le film avait un problème de chauffage. Ce qui signifie que l’on avait froid, très froid. Du coup, j’étais forcément en phase avec l’histoire qui semble se dérouler dans un climat glacial. Ca a pu fausser mon impression et me donner le sentiment que Frank Miller avait parfaitement communiqué l’atmosphère de Central City au spectateur. Ca m’a ensuite rappelé le projet des Nuls et leur cinéma en odorama. L’idée était que les spectateurs aient une palette comportant plusieurs odeurs correspondant chacunes à un moment du film. En y réfléchissant, ça pourrait être une idée à creuser. Quoique, pas sûr que le passage sur le trône de Jeff Daniels dans « Dumb & Dumber » soit apprécié de la même manière dans ces conditions.
• Scarlett Johansson. A croquer, même en uniforme nazi. C’est grave docteur ?

3 bonnes raisons d’être déçu par The Spirit
• Pas assez de personnages hauts en couleurs. Là où « Sin City » faisait s’entremêler une pléiade de personnages différents, « The Spirit » se concentre sur l’histoire du héros. Dommage car entre Eva Mendes accroc au bling bling et Scarlett Johansson en apprenti sadique, il y avait de quoi développer.
• Un héros fade, justement. Après Largo Winch, c’est au tour du Spirit, et de son interprète Gabriel Macht, de manquer cruellement de charisme et de profondeur. Si Miller essaie bien de donner un peu de complexité au Spirit en exhumant son passé douloureux, la mayonnaise ne prend pas vraiment.
« The Dark Knight 2 » ? Il faut bien l’avouer, il y a un côté « wanna be Bruce Wayne » chez The Spirit. Esprit torturé, passé ombrageux, amoureux désenchanté reconverti en homme à femmes, mortelle solitude… Et le fait qu’il combatte un cousin éloigné du Joker Octopuss n’arrange pas les choses.

1 bonne raison de s’en foutre
Gabriel Macht.

Finalement, ça dit quoi ? Si vous cherchez un bon divertissement, ce film est pour vous. Qui plus est, c’est une adaptation de comics qui pourra plaire aux fans de comics ce qui est assez rare pour être souligné. Juste dommage que le héros ne soit pas plus « cool ». Un petit peu comme dans « The Dark Knight », ce sont les seconds couteaux qui gagnent toute l’attention des spectateurs. Et le trio Jackson/Johansson/Mendes vaut le détour.

Read Full Post »

burn

Synopsis

Du cocufiage, le FBI, l’ambassade de Russie, le plus beau mec d’Hollywood métamorphosé en beauf attachant, John Malkovich, des espions qui n’en sont pas et, bien sûr, Frances Mcdormand : bienvenue chez les Frères Coen.

Réalisation : Les Frères Coen
Distribution : Brad Pitt, John Malkovich, George Clooney, Frances Mcdormand..
Scénario : Les Frères Coen d’après l’oeuvre de Stansfield Turner.

Il existe des films dont on sait qu’ils vont être encensés par la critique. Tout le monde aime les Frères Coen. Ils ont eu une palme d’Or pour un film qui ne le méritait pas vraiment, sont régulièrement chouchoutés par la presse (ce ne fut malheureusement pas le cas pour « The barber » qui, pour le coup, aurait mérité davantage d’exposition) et ont, il faut bien l’avouer, une jolie filmographie à leur actif.
Tout le monde aime aller voir de bonnes grosses stars dans une bonne grosse comédie. Mais ce que le public apprécie le plus c’est de voir des stars utilisées à contre-emploi. Besoin d’identification oblige, le spectateur lambda aime se sentir proche de Travolta dans « Pulp fiction » quand il apprend que, lui aussi a besoin d’aller aux toilettes pour expulser le Mcdo de la veille. Dans « Burn after reading », Georges Clooney porte la barbe et rentre son polo dans le jean alors que Brad Pitt a une dégaine de fan de Johnny Halliday. Ca va plaire c’est sûr.
Ajoutez à cela des seconds couteaux talentueux (Frances Mcdormand bien sûr, habituée des productions Coen, mais surtout John Malkovich qui peut concurrencer Tony Montana au nombre de « fuck » prononcés en 90 minutes), des documents secrets-défense (enfin, pas tant que ça finalement) qui se retrouvent dans les mains d’employés d’un club de fitness, quelques dialogues bien sentis et vous avez « Burn after reading ». Comédie de l’année hein ?

Pas vraiment, non. Il y a des bons moments dans ce film, c’est indéniable. D’abord, il y a Brad Pitt, décidément excellent lorsqu’on ne lui demande pas de jouer pour la gente féminine (« Rencontre avec Joe Black », quelle horreur). Le monde a basculé (et la vie de Seth Gueko avec) lorsqu’il avait interprété le gitan de « Snatch », Hollywood va se tordre de rire devant le personnage de Chad, grand benêt employé d’un club de fitness et détenteur d’un déhanché du tonnerre. Dommage que le scénario réduise brusquement le temps de présence à l’écran de celui qui fut révélé par « Thelma & Louise ». Ensuite, il y a évidemment Clooney. Erotomane compulsif, tchatcheur invétéré et sourire dévastateur, Georges est parfait. John « Fucking » Malkovich est épatant en ex-agent de la CIA rempli de rancœur. Pour qui l’a vu il y a peu en pasteur dans « L’échange », sa prestation est forcément épatante. Les autres seconds rôles sont tous excellents avec une mention spéciale pour J.K Simmons, percutant en patron de la C.I.A fatigué et nonchalant.

Là où le film pêche c’est clairement par manque de rythme. Non seulement, l’histoire met un certain temps à démarrer réellement mais, même lorsque l’intrigue est enfin mise en place, on ne parvient pas à se prendre complètement au jeu. Et on attend fébrilement que ça parte un peu en live comme disaient les jeunes à l’époque où Jospin avait encore des fonctions gouvernementales. En effet, on aimerait assister à une avalanche de gags, de situations saugrenues et de répliques punchlinesques. Surtout, on aimerait que tous ces formidables acteurs se confrontent véritablement à l’écran. Ce qui n’arrive que très rarement ou seulement dans les dix dernières minutes du film. Au lieu de ça, les frères Coen déroulent tranquillement l’intrigue, sans se presser, en saupoudrant la bobine de quelques bons moments, hélas trop rares.

Finalement, qu’est-ce que t’en dis Papi ? : « Burn after reading » aurait pu être une formidable comédie mêlant bons mots et satyre de la société Big Brother chère aux Américains. Au lieu de ça, on a beaucoup de creux et quelques sourires. Le problème c’est qu’on voit très bien là où les frères Coen ont voulu aller mais qu’ils s’en approchent à peine. Dommage.

Ceci dit, les acteurs sont remarquables.

Read Full Post »

gwyneth-paltrow-and-joaquin-phoenix-in-james-grays-two-lovers-photo-credit-john-clifford

Réalisation : James Gray
Distribution : Joaquim Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vanessa Shaw…
Scénario : James Gray, Ric Menello

Puisque Woody Allen en a eu marre de poser sa caméra sur les trottoirs de New York, James Gray a décidé de prendre le relais. Puisque j’ai envie de poursuivre l’analogie avec Woody Allen (qui n’a pourtant pas vraiment lieu d’être), je dirai que « Two Lovers » est un parfait écho au « Vicky Christina Barcelona » du génial juif errant binoclard de Manhattan.
Dans les deux films, il est question de triangle amoureux, de choix déterminant entre la passion et la raison, d’une jolie brune, d’une jolie blonde et d’un grand brun taré. Dans les deux films, la blonde représente la folie, l’incertitude, le bouillonnement d’idées, le sexe sans complexes et a une sensibilité artistique. La brune, elle, c’est la stabilité, le choix de la raison, aucun risque pris, 2 enfants, 1 monospace et un beau portail blanc qu’on se plaira à repeindre le dimanche dans une jolie salopette tachetée.
La différence entre les deux films c’est que Woody Allen part du point de vue de ces femmes qui rentrent dans la vie active. L’une est une délicieuse femme-enfant éternelle insatisfaite avide de découvertes, l’autre est une gentille complexée satisfaite de son sort et bourrée de certitudes. C’est leur aventure qu’on va suivre, le bel hidalgo interprété par Javier Bardem n’étant finalement qu’un prétexte pour leur permettre de se trouver véritablement.
L’autre énorme différence concerne également le personnage masculin. Dans « VCB », Javier Bardem est un peu l’homme idéal : beau gosse, artiste, tolérant et porteur de Converse. Alors que Joaquin Phoenix, c’est à peu près tout le contraire. Suicidaire (non ça n’est pas un spoiler, on l’apprend dans la première scène du film), totalement paumé, photographe qui n’exposera jamais, coeur brisé qui vit encore chez ses parents et travaille au pressing de son père…Et c’est son parcours que James Gray nous invite à suivre.

(Si vous comptez allez voir ce film, stoppez votre lecture ici. Si vous l’avez vu et que vous voulez savoir ce que je pense de cette fabuleuse scène de fin, allez-y, je vous en prie).
(suite…)

Read Full Post »