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Réalisation : Sam Raimi
Distribution : Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Betsy Baker, Hal Delrich, Teresa Tilly
Scénario : Sam Raimi
Synopsis : Un chalet dans une forêt abandonnée et soumise à une drôle de malédiction. Cinq jeunes venus pour y séjourner un moment et se changer d’air. Du déjà vu ? Normal, ton film d’horreur préféré n’en est qu’une pâle copie.

S’il fallait faire un autre classement inutile qui consisterait cette fois à hiérarchiser les meilleures trilogies de l’histoire, on serait bien embêtés. « Le parrain », « Indiana Jones », « Retour vers le futur », « Die Hard », « Matrix », « Jason Bourne » et bientôt « Millenium » (on y reviendra…et on y croît !), les références ne manquent pas. En revanche, s’il fallait désigner les plus mauvaises, la difficulté serait moindre. And the winners are : « X-Men » and « Spiderman ».

Ok c’est un petit peu méchant. D’abord pour la trilogie de Bryan Singer qui, si elle a déjà pris un sacré coup de vieux, comporte quand même de bons moments. Encore plus dur pour la saga de l’homme araignée. Les deux premiers volets étaient drôlement poussifs certes mais le dernier opus avait permis à la série de reprendre du poil de la bête. Mais le mec derrière la caméra, c’était quand même Sam Raimi. Celui-la même qui avait justement débuté sa carrière de réalisateur par une formidable trilogie : « Evil Dead ».


On critique toujours les années 80…N’empêche qu’au moins, à cette époque, les bande-annonces servaient vraiment à annoncer le film et non à dévoiler toute l’intrigue en un temps record.

« Evil dead » est un film épatant. Et pour une tonne de raisons :
• Regardez le en 2009 et vous aurez l’impression que Miterrand vient de se faire élire. Un film de genre de cette époque qui vieillit aussi bien, ça n’a rien d’anecdotique.
• Le film fonctionne tout le temps de la même manière. En gros, il y a un silence de mort dans la maison. Ash erre en tentant de trouver une issue. Il se retrouve dans une pièce. Une fois 30 à 40 secondes écoulées, il commence par fixer un rideau, une porte ou une fenêtre. Attend un peu, prend sa respiration et regarde ce qu’il y a derrière. Et là…Rien du tout. Rassurés ? Pas le temps car un dixième de seconde plus tard, une vitre se casse ou quelque chose lui attrape le bras de l’autre côté. Ca paraît classique comme ça mais ça marche à tous les coups.
• Quelques formidables moments de tension et notamment cette scène où Ash, après moult péripéties, se retrouve coincé dans une pièce. Et là, pendant quelque chose comme trois minutes, il ne se passe rien. Le néant total. Ash marche, s’asseoit, espère trouver un peu de répit. Puis, décide de s’adosser à une porte pour reprendre ses esprits. Un silence total règne, Ash commence à se calmer un peu. Le spectateur aussi et, pourtant, il sait très bien que la porte contre laquelle son héros s’est adossé va se casser dans une poignée de secondes.
« Evil Dead » n’est pas un film d’horreur à proprement parler. Bien sûr, il y a du sang, des morts-vivants, des esprits, un livre de malédiction, des haches et des arbres énervés. Cela étant dit, force est de reconnaître que le film est traître avec le spectateur. Traître car le film est tellement exagéré par moments qu’il est difficile de le prendre au sérieux. Faire dire à une jeune fille fraîchement transformée en zombie « J’ai une de ces pêche moi ! » a tout du gros nanar. Alors on rigole, on essaye de se convaincre que le film n’est rien de plus qu’une vaste farce, qu’il ne faut surtout pas trembler devant ce truc, c’est rien qu’une grosse série Z qu’on oubliera 1H30 après. Sauf que…Oui vous connaissez l’histoire, une fenêtre se brise, un bras est attrapé et notre souffle est coupé.
• Mention spéciale à Betsy Baker, simplement grandiose. Et incarnation parfaite de ce qui est dit plus haut : impossible de savoir si on peut rire ou si on doit se contenter de flipper devant ses géniales divaguations.

Bonus:

Scène tirée du deuxième volet de la trilogie. Elle aussi résume parfaitement l’esprit Evil Dead : entre franche rigolade et sueurs froides, on ne sait jamais sur quel pied danser.

Si ça n’est pas déjà fait, visionnez « Evil dead » et vous comprendrez pourquoi certains bloggeurs attendent impatiemment le prochain film de Sam Raimi et « Lesbian Vampire killers ». Le premier parce qu’il sera intéressant d’observer de quelle manière Sam Raimi va négocier son retour à ses premières amours. Le second parce qu’il semble se poser en digne héritier des « Evil Dead ». On le souhaite aussi volontairement outrancier, délicieusement ridicule et généreux en effusion d’hémoglobine que le premier film de Samy.

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