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Le sens de la vie pour 9.99$
Réalisation : Tatia Rosenthal
Distribution : Geoffrey Rush, Anthony Lapaglia…
Scénario : Tania Rosenthal & Edgar Keret d’après l’oeuvre de Edgar Keret.
Synopsis : Au pied d’un immeuble, à l’intérieur ou sur son toit, des gens se rencontrent et se séparent. La vie, tout simplement.

Un film qui s’interroge sur le sens de la vie a forcément quelque chose d’intriguant. S’il y a bien une question que nous nous posons tous c’est celle-ci : à quoi ça sert ? A quoi ça sert de faire des études, d’écouter ses parents, de ne pas les écouter, de faire des enfants, d’en adopter un, d’aller bosser, de rester sous sa couette, d’écrire sur un blog, d’aller manifester pour la paix au Moyen-Orient, de voter Schivardi, de comparer Spike Lee et Scorsese, The Wire et The Shield, d’être pour, d’être contre, d’être d’accord, de ne pas l’être, de lire un livre, d’aller acheter un disque, d’en télécharger dix, d’écouter le dernier Oxmo, de donner une victoire de la musique à Sefyu, une palme d’Or aux frères Dardenne, d’y croire, de faire des sacrifices, de gagner du temps, d’en perdre de se marier, de tomber amoureux, de jurer fidélité… A quoi ça sert ?

Au risque de vous saper le moral, autant tuer le suspens tout de suite : « Le sens de la vie pour 9,99$ » se contente d’effleurer ces questions, sans prétendre y donner une réponse. Pour son premier long-métrage, Tatia Rosenthal décide de dresser une galerie de personnages qui soit se connaissent déjà, soit sont obligés de faire connaissance. Du veuf bavard qui rencontre un ange féru de propos blasphématoires au gamin qui caresse l’espoir de devenir footballeur en passant par l’amoureux déçu qui trouve refuge auprès de figurines animées (un peu) et de l’alcool (beaucoup), on rentre dans l’intimité de ces individus.
Une des prouesses du film réside incontestablement dans l’émotion que ces personnages d’animation arrivent à faire passer. Si on aurait aimé voir Geoffrey Rush en chair et en os, il n’empêche que les neuf animateurs qui se sont relayés pour donner vie à ce projet ont effectué un travail remarquable.

Ceci dit, tout n’est pas parfait dans ce film, loin de là. Pire, malgré une durée de 1H18 seulement, il possède tout de même quelques longueurs. D’un autre côté, ça nous permet d’avoir juste assez de temps pour s’attacher aux personnages. Impossible alors de rester insensible devant la bonne volonté affichée par Dave, jeune adulte complètement perdu, qui cherche simplement une bonne raison de se lever le matin.

Ca dit quoi yo ? : « Le sens de la vie pour 9.99$ » n’est pas le film de l’année mais devrait vous faire passer un vrai bon moment. Comme disait l’autre, c’est déjà ça.

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Réalisation : Michael Lehmann
Distribution : Bruce Willis, Danny Aiello, Andie Macdowell, James Coburn, Richard E. Grant…
Scénario : Steven E. De Souza, Daniel Waters, Bruce Willis, Robert Kraft.
Synopsis : Un cambrioleur à la réputation légendaire sort enfin de prison après dix ans d’incarcération. Bien décidé à se ranger des voitures, il va se rendre compte que bien des choses ont évolué en une décennie. Et que son passé est déterminé à le rattraper.

Dans mon collège, il y avait un C.D.I où l’on pouvait emprunter ou consulter toutes sortes de livres. Quand j’avais une heure de « trou » comme on disait, que je n’avais aucune envie de la passer en permanence sous la surveillance d’un pion zélé et que la perspective de traîner soixante minutes dans la cour de récréation ne me disait guère, je me décidais à pousser la porte du C.D.I. Si je conserve un bon souvenir général de cet endroit, je ne me rappelle pas précisément ce que j’y faisais. Malgré tout, il me reste encore quelques flashbacks éparses de cette période : un synthétiseur toujours utilisé par un pianiste improvisé, un UNO vieillissant, un adorable petit bout de femme prénommé Maguie qui gérait le tout et…quelques livres des records.
Oui, des Guiness Book, en vrai. J’en entendais parler depuis mon plus jeune âge sans savoir à quoi ça ressemblait véritablement. Et là, il y en avait 2 ou 3, chacun représentant une année. J’en ouvre un. Le survole jusqu’à la rubrique cinéma. Et là un mythe s’effondre.

« Hudson Hawk, gentleman cambrioleur » était dans le livre des records. Mais pas pour un record de Golden Globes remportés ou pour le meilleur démarrage de l’histoire. Non, « Hudson Hawk » était à l’époque répertorié comme le plus gros flop de l’histoire du cinéma. Et là, j’ai compris pourquoi il faisait partie de ces films vendus pour quelques francs supplémentaires dans les menus enfants de Quick. De mémoire, il y avait aussi « Last Action Hero » et « Hook ». Soit des films mythiques pour la génération 84-88 mais des oeuvres considérées généralement comme de très nets échecs par la critique.

Et pourtant…Pourtant, « Hudson Hawk » méritait la reconnaissance éternelle.

« Hudson Hawk » est un film volontairement stupide. Il ne cherche pas les récompenses ou le panthéon. Juste 1H30 de grande délire, de coolitude assumée, de vannes foireuses (« Je veux apprendre la tyrolienne aux sourds muets »), de répliques débiles (« vous n’imaginez pas ce que c’est de se faire appeler syphilis pendant 5 ans »), d’Andie Mcdowell, de scènes absolument hors du commun (qui aurait imaginé James Coburn se lancer dans une démonstration ahurissante de kung-fu ?) et, surtout, de Bruce Willis.

A cette époque, l’ami Bruce oscille encore entre films d’actions (les deux premiers « Die Hard ») et comédies populaires (le trop méconnu « Boires et déboires »). « Hudson Hawk », c’est un petit peu la synthèse de tout ça. En roue libre, il retrouve l’aisance et le bagoût qui caractérisait son personnage dans l’excellente série « Claire de lune ».

Aparté : Si vous ne connaissez pas cette série, rattrapez vous. Vraiment. « Clair de lune », c’est un duo de détectives interprétés par Bruce Willis et Cybill Shepherd (la proie de Travis Bickle dans « Taxi driver ») qui font équipe pour le pire et pour le meilleur. A voir.

Depuis quelques années et « Ocean’s eleven », les arnaqueurs cools sont revenus à la mode. Sauf qu’en réalité, ni Mark Wahlberg, ni Jason Statham et surtout pas Jean Dujardin n’ont la facilité de Bruce Willis.

Parce que Bruce Willis n’utilise pas de chronomètre lorsqu’il cambriole. Il se contente d’utiliser une de ses chansons préférées dont il connaît la durée exacte. Preuve en images avec la scène de braquage la plus cool de l’histoire du cinéma :

Et tout ce qu’il voulait c’était un Capuccino.

Bonus : Si vous aimez Bruce Willis qui chante, vous ne pouvez pas manquer John Mclane feat The Temptations.
Et puis, en parlant de « Clair de lune », une vidéo d’un Bruce Willis chevelu reprenant Chubby Checkers, Aretha Franklin et, déjà, les Temptations.

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