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Archive for janvier 2009

Revolutionary Road

Les noces rebelles (Revolutionary Road).
Réalisation : Sam Mendes
Distribution : Leonardo Dicaprio, Kate Winslet, Khaty Bates.
Scénario : Justin Hayte d’après l’oeuvre de Richard Yates.
Synopsis : Une femme mariée veut redonner un sens à son couple, à sa vie, au monde qui l’entoure. Ne plus se sentir doucement mourir mais « ressentir vraiment les choses ». Fuir le conformisme ambiant dans lequel tout le monde semble se complaire. Même son mari, celui qu’elle trouvait si exceptionnel.

Pensée personnelle en guise de préambule : Ce que nous avons tous en commun c’est que nous nous pensons tous uniques.

La vie n’est pas loin de se résumer à deux possibilités. Pas plus, pas moins.

Possibilité 1
Accepter, se résigner. Tout le monde a eu, à un moment ou à un autre et pendant des périodes plus ou moins longues, l’envie de changer le monde. Ou, plus modestement, l’envie de changer de vie. De donner un grand coup de pied dans ses habitudes, de prendre le large, d’oublier un peu d’être raisonnable, de faire ce dont on a toujours rêvé. De ne pas subir l’existence en somme. Sauf qu’il faut bien manger. Un coup de folie ne dure jamais bien longtemps. Ils sont drôles les artistes qui nous baratinent à longueur d’interviews, arguant qu’ils se sont pris en main pour arriver là où ils sont, que si on veut on peut… Ce qu’ils oublient de préciser c’est que tout le monde n’est pas doté d’un talent spécifique à la naissance. Si tu avais la plume de Camus, les mimiques de De Niro, la virtuosité de Spike Lee et le flow d’Andre 3000, évidemment que tu te serais pris en main. Ce ne sont pas les rêves qui t’ont manqué, encore moins les opportunités. Parce qu’une opportunité ça se provoque, c’est à nous d’aller la chercher…Mais pour ça, il faut au moins savoir ce qu’on veut faire de son existence. Quand on ne sait pas, on se contente de subir. Brevet des collèges, Bac Pro, Bac + 2, Bac + 5… Le diplôme change mais la finalité est la même : un boulot que tu comprends à peine, une carte fidélité Conforama, un joli portail blanc et un Monospace pour les plus chanceux fortunés. Une fois ceci accepté, on essaye d’embellir un peu les choses. « Finalement, on n’est pas si malheureux que ça », « C’est bien beau de tout envoyer des balader mais un moment faut être mature« , « On n’a pas le droit de se plaindre quand on voit tous ces miséreux dans le monde »…On finit par s’accommoder d’une situation que l’on aurait vomi une poignée d’années plus tôt. On devient des mercenaires : on empoche le salaire chaque fin de mois, sans sourire mais avec la conviction que ça nous permettra de vivre convenablement pendant encore 30 jours au moins. Au maximum, plutôt. Aucun catastrophisme dans ces lignes, c’est juste le quotidien des gens les plus « heureux » de cette planète : ceux qui ont un toit, des amis et du pain dans la bouche.

Possibilité 2 :
La deuxième possibilité c’est la fin alternative de « 99 francs », l’insouciance de Sal Paradise et Dean Moriarty dans « Sur la route » ou ton ancien camarade de collège que tu retrouves sur Facebook résident à Tahiti le jour et barman la nuit pour faire rentrer un peu de ronds. Etre raisonnable…Pourquoi faire ? Si ce n’est pour finir comme Yann Guillois, l’un des deux personnages principaux du « Supplément au roman national » de Jean-Eric Boulin : une boule de frustration. Guillois était le symbole du destin brisé comme l’Occident en fabrique à la pelle : pas bête sans être un intellectuel pour autant, il avait des rêves plein la tête. Sans savoir comment les concrétiser. La trentaine passée, il n’avait pas abandonné l’idée de changer le monde mais son seul militantisme au Parti Socialiste ne pesait pas grand chose dans la balance diplomatique internationale. Au lieu de devenir quelqu’un, il était resté quelconque. Ses regrets se sont transformés en haine qu’il ruminait volontiers les samedis soirs devant Ardisson et ses invités satisfaits d’eux-mêmes. Au point de prendre la décision de leur enlever la vie.
Eviter de tout rater n’est finalement pas si dur que ça, il suffirai juste de refuser de faire quelque chose que l’on n’aime pas. Après tout, on a toujours le choix. Le choix entre le confort d’un quotidien dicté par la raison et une liberté obtenue parfois au prix de sacrifices colossaux.

« À chacun de nous, Dieu offre le choix entre la vérité et la tranquillité. Ce choix, faites-le ; jamais vous n’obtiendrez à la fois l’une et l’autre. »
Ralph Waldo Emerson.

Voilà pour l’essentiel de ces « Noces rebelles ». On aurait pu s’étaler sur la tension savamment installée par Sam Mendes à l’aide d’une B.O qui a le bon goût d’être mise en avant avec parcimonie, des larmes bouleversantes de Dicaprio quand il découvre que sa petite famille lui a fait une surprise inattendue pour son anniversaire, du regard désœuvré affiché par Kate Winslet durant la majeure partie du film, de John le trouble-fête ou de cette scène de fin glaciale. « Les noces rebelles » est un film monstrueux.

Verdict : On se prosterne. Désolé mais, si vous restez indifférents devant ce film, il y a des chances pour que vous soyez un gros con bourré de certitudes.

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Réalisation : Sam Raimi
Distribution : Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Betsy Baker, Hal Delrich, Teresa Tilly
Scénario : Sam Raimi
Synopsis : Un chalet dans une forêt abandonnée et soumise à une drôle de malédiction. Cinq jeunes venus pour y séjourner un moment et se changer d’air. Du déjà vu ? Normal, ton film d’horreur préféré n’en est qu’une pâle copie.

S’il fallait faire un autre classement inutile qui consisterait cette fois à hiérarchiser les meilleures trilogies de l’histoire, on serait bien embêtés. « Le parrain », « Indiana Jones », « Retour vers le futur », « Die Hard », « Matrix », « Jason Bourne » et bientôt « Millenium » (on y reviendra…et on y croît !), les références ne manquent pas. En revanche, s’il fallait désigner les plus mauvaises, la difficulté serait moindre. And the winners are : « X-Men » and « Spiderman ».

Ok c’est un petit peu méchant. D’abord pour la trilogie de Bryan Singer qui, si elle a déjà pris un sacré coup de vieux, comporte quand même de bons moments. Encore plus dur pour la saga de l’homme araignée. Les deux premiers volets étaient drôlement poussifs certes mais le dernier opus avait permis à la série de reprendre du poil de la bête. Mais le mec derrière la caméra, c’était quand même Sam Raimi. Celui-la même qui avait justement débuté sa carrière de réalisateur par une formidable trilogie : « Evil Dead ».


On critique toujours les années 80…N’empêche qu’au moins, à cette époque, les bande-annonces servaient vraiment à annoncer le film et non à dévoiler toute l’intrigue en un temps record.

« Evil dead » est un film épatant. Et pour une tonne de raisons :
• Regardez le en 2009 et vous aurez l’impression que Miterrand vient de se faire élire. Un film de genre de cette époque qui vieillit aussi bien, ça n’a rien d’anecdotique.
• Le film fonctionne tout le temps de la même manière. En gros, il y a un silence de mort dans la maison. Ash erre en tentant de trouver une issue. Il se retrouve dans une pièce. Une fois 30 à 40 secondes écoulées, il commence par fixer un rideau, une porte ou une fenêtre. Attend un peu, prend sa respiration et regarde ce qu’il y a derrière. Et là…Rien du tout. Rassurés ? Pas le temps car un dixième de seconde plus tard, une vitre se casse ou quelque chose lui attrape le bras de l’autre côté. Ca paraît classique comme ça mais ça marche à tous les coups.
• Quelques formidables moments de tension et notamment cette scène où Ash, après moult péripéties, se retrouve coincé dans une pièce. Et là, pendant quelque chose comme trois minutes, il ne se passe rien. Le néant total. Ash marche, s’asseoit, espère trouver un peu de répit. Puis, décide de s’adosser à une porte pour reprendre ses esprits. Un silence total règne, Ash commence à se calmer un peu. Le spectateur aussi et, pourtant, il sait très bien que la porte contre laquelle son héros s’est adossé va se casser dans une poignée de secondes.
« Evil Dead » n’est pas un film d’horreur à proprement parler. Bien sûr, il y a du sang, des morts-vivants, des esprits, un livre de malédiction, des haches et des arbres énervés. Cela étant dit, force est de reconnaître que le film est traître avec le spectateur. Traître car le film est tellement exagéré par moments qu’il est difficile de le prendre au sérieux. Faire dire à une jeune fille fraîchement transformée en zombie « J’ai une de ces pêche moi ! » a tout du gros nanar. Alors on rigole, on essaye de se convaincre que le film n’est rien de plus qu’une vaste farce, qu’il ne faut surtout pas trembler devant ce truc, c’est rien qu’une grosse série Z qu’on oubliera 1H30 après. Sauf que…Oui vous connaissez l’histoire, une fenêtre se brise, un bras est attrapé et notre souffle est coupé.
• Mention spéciale à Betsy Baker, simplement grandiose. Et incarnation parfaite de ce qui est dit plus haut : impossible de savoir si on peut rire ou si on doit se contenter de flipper devant ses géniales divaguations.

Bonus:

Scène tirée du deuxième volet de la trilogie. Elle aussi résume parfaitement l’esprit Evil Dead : entre franche rigolade et sueurs froides, on ne sait jamais sur quel pied danser.

Si ça n’est pas déjà fait, visionnez « Evil dead » et vous comprendrez pourquoi certains bloggeurs attendent impatiemment le prochain film de Sam Raimi et « Lesbian Vampire killers ». Le premier parce qu’il sera intéressant d’observer de quelle manière Sam Raimi va négocier son retour à ses premières amours. Le second parce qu’il semble se poser en digne héritier des « Evil Dead ». On le souhaite aussi volontairement outrancier, délicieusement ridicule et généreux en effusion d’hémoglobine que le premier film de Samy.

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La deuxième partie de notre classement des 10 films les plus attendus de 2009. Bon ok, au total ça fait 20.

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Si vous projetez de faire des visites régulières sur notre modeste bouzin, vous vous rendrez compte que l’on adore les classements inutiles et stupides. Et quelques-uns bien corsés sont en préparation. En attendant, après les films les plus attendus de 2009, il est logique de revenir sur la belle année cinématographique qui vient de s’écouler.
Avertissement : ce classement, comme tous ceux que vous lirez ici, est évidemment subjectif et forcément erroné. En effet, je n’ai malheureusement pas eu la chance de voir tous les films sortis en 2008 donc certains manqueront immanquablement à l’appel. Je ne suis même pas convaincu d’avoir pensé à tous les films que j’ai vu alors…

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Steven,

Je suis allé voir « l’Œil du Mal«  la semaine dernière. Ou la semaine d’avant, je ne sais plus.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : je suis déçu. Pire. Je suis…troublé. Sérieusement qu’est-ce que tu nous fais là ? –ouais bon on va se tutoyer ça sera plus simple, et puis ça ne me dérange pas plus que ça.

Le Lundi tu nous amènes un extraterrestre attachant au possible qui a marqué 4 générations, le Mardi tu nous ouvres les yeux et nous projettes dans un futur à portée de main, le Mercredi tu te permets de faire revivre des êtres qui ont disparus depuis des millions d’années, le Jeudi tu vêtis ton chapeau et ton lasso, le Vendredi tu fais ta liste, le Samedi tu débarques en Normandie et le Dimanche… tu marches dans de la bouse. Et du pied droit en plus. Malheur. Je ne parle pas de la petite bouse qui se fait discrète et qu’on oublie vite. Là je parle de la grosse bouse de vache huileuse et odorante, que tu vas te trainer sur les 50 prochains mètres avant d’arriver sur le paillasson du voisin que tu vas gratifier d’un porte-bonheur inattendu.

Comme pour tout Dieu qui se respecte, le 7ème jour de la construction du Cinéma aurait dû être un jour de repos. Même pour toi. Vraiment.

Et quand je lis ‘L’Oeil du Mal, sur une idée originale de Steven Spielberg’ ..aaahh – là c’est l’expression du soupir, Steve-… ça m’irrite encore plus.

Explique-moi ce qu’il y a d’original dans ce scénario que j’aimerais résumer ainsi : C’est l’histoire d’un mec… Non. C’est l’histoire d’une nana…. Non plus… Attends laisse moi 2 petites secondes(ça doit être le temps qu’il t’a fallu pour trouver l’originalité de ton idée)

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Le titre parle de lui-même alors ne perdons pas plus de temps.

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Synopsis

La ville hurle. Elle est sale, dangereuse et ses flics sont complètement dépassés par une criminalité tentaculaire. Octopuss, gangster et scientifique dément, en est d’ailleurs son plus fier représentant, lui qui rêve de conquérir le monde. Pour lui faire face, il n’y a que le Spirit. Protecteur de la ville au passé mystérieux, il va se donner pour but de mettre fin aux velléités de son ennemi. Et, accessoirement, d’en apprendre davantage sur lui-même.

Réalisation : Frank Miller.
Distribution : Gabriel Macht, Samuel l. Jackson, Scarlett Johansson, Eva Mendes…
Scénario : Frank Miller d’après l’oeuvre de Will Eisner.

« The Spirit » est l’événement de ce début d’année 2009. Le souvenir de Sin City, la caution Frank Miller, « Empire » qui salue la prestation de Samuel L.Jackson, une affiche alléchante et « The Dark Knight » qui a remis au goût du jour les masques de super-héros, autant d’éléments qui ont créé un joli buzz autour du dernier produit de Sony Pictures.

5 bonnes raisons de passer un bon moment devant « The Spirit »
• La photocopie d’Eva Mendes.
• Samuel L.Jackson. Tour à tour lanceur de toilettes, samouraï et officier SS. Cabotin à souhait, Samuel L.Jackson en fait des tonnes, trop parfois mais constitue une sacrée bouffée d’oxygène en face du Spirit. Quelques répliques mythiques capables de rivaliser avec sa merveilleuse tirade issue des « Serpents dans l’avion ».
• Le ton très « BD » adopté tout le long du film. Aussi bien sur le plan esthétique (les dix premières minutes, par exemple, semblent sortir directement d’une bande dessinée),de l’humour débile assumé (le premier combat entre Octopuss et The Spirit, les clones crétins fabriqués par Octopuss, le doigt ramassé à la fin) que des répliques conquérantes du protagoniste principal, « The Spirit » est clairement un album sur grand écran.
• La réussite esthétique. Visuellement, il n’y a pas grand-chose à redire. Je me souviens que, quand j’étais au lycée, un mec parlait du dernier Matrix et disait qu’il s’en était pris « plein les mirettes ». Bon ben je vais lui voler l’expression pour l’occasion. De ce point de vue là, la réussite est totale.
Remarque indispensable : la salle dans laquelle j’ai vu le film avait un problème de chauffage. Ce qui signifie que l’on avait froid, très froid. Du coup, j’étais forcément en phase avec l’histoire qui semble se dérouler dans un climat glacial. Ca a pu fausser mon impression et me donner le sentiment que Frank Miller avait parfaitement communiqué l’atmosphère de Central City au spectateur. Ca m’a ensuite rappelé le projet des Nuls et leur cinéma en odorama. L’idée était que les spectateurs aient une palette comportant plusieurs odeurs correspondant chacunes à un moment du film. En y réfléchissant, ça pourrait être une idée à creuser. Quoique, pas sûr que le passage sur le trône de Jeff Daniels dans « Dumb & Dumber » soit apprécié de la même manière dans ces conditions.
• Scarlett Johansson. A croquer, même en uniforme nazi. C’est grave docteur ?

3 bonnes raisons d’être déçu par The Spirit
• Pas assez de personnages hauts en couleurs. Là où « Sin City » faisait s’entremêler une pléiade de personnages différents, « The Spirit » se concentre sur l’histoire du héros. Dommage car entre Eva Mendes accroc au bling bling et Scarlett Johansson en apprenti sadique, il y avait de quoi développer.
• Un héros fade, justement. Après Largo Winch, c’est au tour du Spirit, et de son interprète Gabriel Macht, de manquer cruellement de charisme et de profondeur. Si Miller essaie bien de donner un peu de complexité au Spirit en exhumant son passé douloureux, la mayonnaise ne prend pas vraiment.
« The Dark Knight 2 » ? Il faut bien l’avouer, il y a un côté « wanna be Bruce Wayne » chez The Spirit. Esprit torturé, passé ombrageux, amoureux désenchanté reconverti en homme à femmes, mortelle solitude… Et le fait qu’il combatte un cousin éloigné du Joker Octopuss n’arrange pas les choses.

1 bonne raison de s’en foutre
Gabriel Macht.

Finalement, ça dit quoi ? Si vous cherchez un bon divertissement, ce film est pour vous. Qui plus est, c’est une adaptation de comics qui pourra plaire aux fans de comics ce qui est assez rare pour être souligné. Juste dommage que le héros ne soit pas plus « cool ». Un petit peu comme dans « The Dark Knight », ce sont les seconds couteaux qui gagnent toute l’attention des spectateurs. Et le trio Jackson/Johansson/Mendes vaut le détour.

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