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Archive for décembre 2008

burn

Synopsis

Du cocufiage, le FBI, l’ambassade de Russie, le plus beau mec d’Hollywood métamorphosé en beauf attachant, John Malkovich, des espions qui n’en sont pas et, bien sûr, Frances Mcdormand : bienvenue chez les Frères Coen.

Réalisation : Les Frères Coen
Distribution : Brad Pitt, John Malkovich, George Clooney, Frances Mcdormand..
Scénario : Les Frères Coen d’après l’oeuvre de Stansfield Turner.

Il existe des films dont on sait qu’ils vont être encensés par la critique. Tout le monde aime les Frères Coen. Ils ont eu une palme d’Or pour un film qui ne le méritait pas vraiment, sont régulièrement chouchoutés par la presse (ce ne fut malheureusement pas le cas pour « The barber » qui, pour le coup, aurait mérité davantage d’exposition) et ont, il faut bien l’avouer, une jolie filmographie à leur actif.
Tout le monde aime aller voir de bonnes grosses stars dans une bonne grosse comédie. Mais ce que le public apprécie le plus c’est de voir des stars utilisées à contre-emploi. Besoin d’identification oblige, le spectateur lambda aime se sentir proche de Travolta dans « Pulp fiction » quand il apprend que, lui aussi a besoin d’aller aux toilettes pour expulser le Mcdo de la veille. Dans « Burn after reading », Georges Clooney porte la barbe et rentre son polo dans le jean alors que Brad Pitt a une dégaine de fan de Johnny Halliday. Ca va plaire c’est sûr.
Ajoutez à cela des seconds couteaux talentueux (Frances Mcdormand bien sûr, habituée des productions Coen, mais surtout John Malkovich qui peut concurrencer Tony Montana au nombre de « fuck » prononcés en 90 minutes), des documents secrets-défense (enfin, pas tant que ça finalement) qui se retrouvent dans les mains d’employés d’un club de fitness, quelques dialogues bien sentis et vous avez « Burn after reading ». Comédie de l’année hein ?

Pas vraiment, non. Il y a des bons moments dans ce film, c’est indéniable. D’abord, il y a Brad Pitt, décidément excellent lorsqu’on ne lui demande pas de jouer pour la gente féminine (« Rencontre avec Joe Black », quelle horreur). Le monde a basculé (et la vie de Seth Gueko avec) lorsqu’il avait interprété le gitan de « Snatch », Hollywood va se tordre de rire devant le personnage de Chad, grand benêt employé d’un club de fitness et détenteur d’un déhanché du tonnerre. Dommage que le scénario réduise brusquement le temps de présence à l’écran de celui qui fut révélé par « Thelma & Louise ». Ensuite, il y a évidemment Clooney. Erotomane compulsif, tchatcheur invétéré et sourire dévastateur, Georges est parfait. John « Fucking » Malkovich est épatant en ex-agent de la CIA rempli de rancœur. Pour qui l’a vu il y a peu en pasteur dans « L’échange », sa prestation est forcément épatante. Les autres seconds rôles sont tous excellents avec une mention spéciale pour J.K Simmons, percutant en patron de la C.I.A fatigué et nonchalant.

Là où le film pêche c’est clairement par manque de rythme. Non seulement, l’histoire met un certain temps à démarrer réellement mais, même lorsque l’intrigue est enfin mise en place, on ne parvient pas à se prendre complètement au jeu. Et on attend fébrilement que ça parte un peu en live comme disaient les jeunes à l’époque où Jospin avait encore des fonctions gouvernementales. En effet, on aimerait assister à une avalanche de gags, de situations saugrenues et de répliques punchlinesques. Surtout, on aimerait que tous ces formidables acteurs se confrontent véritablement à l’écran. Ce qui n’arrive que très rarement ou seulement dans les dix dernières minutes du film. Au lieu de ça, les frères Coen déroulent tranquillement l’intrigue, sans se presser, en saupoudrant la bobine de quelques bons moments, hélas trop rares.

Finalement, qu’est-ce que t’en dis Papi ? : « Burn after reading » aurait pu être une formidable comédie mêlant bons mots et satyre de la société Big Brother chère aux Américains. Au lieu de ça, on a beaucoup de creux et quelques sourires. Le problème c’est qu’on voit très bien là où les frères Coen ont voulu aller mais qu’ils s’en approchent à peine. Dommage.

Ceci dit, les acteurs sont remarquables.

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lanvin1

Synopsis

Chaque jour dans notre pays, mouvements terroristes et services de renseignements se livrent une guerre sans merci au nom d’idéologies que tout oppose. Pourtant, terroristes et agents secrets mènent presque la même vie.
Condamnés à la clandestinité, ces stratèges de la manipulation obéissent aux mêmes méthodes. Alex et Al Barad sont deux d’entre eux. A la tête du contre-terrorisme de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) pour l’un et d’un réseau terroriste pour l’autre, ils s’affrontent en utilisant les armes dont les plus redoutables : les êtres humains.
Secret défense raconte leur guerre secrète à travers les destins de Diane, une étudiante recrutée par les services secrets français, et de Pierre, un paumé qui croit trouver son salut dans le terrorisme.
Formés et endoctrinés pour des missions qui les dépassent, tous deux sont pris dans un engrenage auquel ils ne semblent pas pouvoir échapper.
Seront-ils, l’un et l’autre, sacrifiés au nom de leurs « nobles » causes ?


Il ne faut pas prendre Secret Défense comme un simple film d’espionnage.

« SD » raconte l’histoire de deux jeunes un peu perdus qui se cherchent. D’un côté, il y a Diane. Étudiante en langues orientales dans le but de devenir interprète en Arabe, elle tente d’oublier son passé houleux de prostituée de luxe qui lui a permis de financer ses études. De l’autre côté il y a Pierre, le pauvre type totalement paumé qui donne peine à voir. 25 ans, barbe de 3 jours, tout le temps décoiffé, et mal habillé, la mine tristounette. Il vit chez sa mère qui sombre dans la solitude et la dépression dans un appartement miteux de la banlieue Nord Lilloise où bien souvent le D de système D vaut pour Délinquance.

Leurs vies respectives vont être transformées du jour au lendemain : l’apprentie bobo se fait recruter par la DGSE – les services de renseignement Français- sur les bancs de la Fac. L’apprenti RMIste se fait arrêter pour avoir vendu de la l’héro à un flic et fini au trou, embrigadé par des extrémistes islamistes.

C’est là que le film devient intéressant. On va assister à l’évolution des deux personnages principaux. Le plus intéressant étant le côté psychologique des épreuves qu’ils vont respectivement endurer. La formation d’Officier-Traitant (OT) et les missions-terrain au Moyen Orient pour elle, la prison et le camp d’entrainement taliban en Afghanistan pour lui. Du premier coup de pistolet au premier coup de flippe, de la première explosion à la première torture, tout y passe et on y croit. Au-delà de ça, on s’attache vite aux personnages, en particulier au jeune Pierre embrigadé dans une mouvance terroriste qui sait pertinemment que ce qu’il réalise va le mener à sa perte. Mais il le fait pour sa mère, pour montrer à celle qui ne le considère plus comme son fils qu’il est capable d’accomplir « quelque chose de grand ».

Sur la forme aussi le film est très bon. Philippe Haim a su tourner la page des Daltons et revenir en force avec Secret Défense. « Le cinéma américain est une source d’inspiration constante, le nier serait ridicule. » n’hésite pas à déclarer ledit réalisateur. Il est assez rare de voir des films français traitant d’espionnage, de services secrets, de menaces sur le territoire national et toute la panoplie paranoïaque américano-américaine qui va avec. Là où on nous pond un « Ennemi d’Etat », un « Syriana » ou un « Mensonges d’Etat » tous les 2 mois aux US, ce genre de films géo-politico-historico-servicesecreto-espionnique (notez le néologisme) se fait, à mon grand regret, assez rare en France. La réalisation est très bonne, et dès le générique d’ouverture (mélange d’images d’actualité), on entre dans le film et on en sort plus. Le rythme est là, pesant, et on vit à travers les personnages. Ceci est notamment dû au fait que le réalisateur s’est décider à filmer en grande partie caméra à l’épaule, ce qui amène encore plus le spectateur au cœur de l’action. L’apparition de personnalités spécialistes du Moyen-Orient telles que Malek Chebel ou encore l’indémodable Antoine Sfeir ne peut que ravir les amateurs de « C’est dans l’air » ou autres « Ripostes » que nous sommes tous, nous en conviendrons.

Bon c’est bien beau tout ça, mais t’en penses quoi au final ? Le film est bon, vraiment. Sur fond de mensonges et de manipulations, l’oeuvre quelque peu patriotique est jolie à regarder. Le parallélisme de la narration rythme indubitablement l’histoire. On ne sent pas l’heure quarante passer, et on en redemanderait presque encore un peu.

Seul bémol –plus pour l’anecdote qu’autre chose- la production veut nous faire croire que le siège de la DGSE est …. sur le parvis de La Défense à Paris.

A part ça, on roule.

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Synopsis

Une cadre raciste devient noire. Elle va devoir s’y faire. En effet, pas facile, du jour au lendemain d’avoir le rythme dans la peau.

Réalisation : Etienne Chatilliez
Distribution : Valérie Lemercier, Isabelle Nanty, Anthony Kavanagh…
Scénario : Etienne Chatilliez, Laurent Chouchan

Hier, je suis allé voir « Agathe Cléry ». Bon c’est nul.

Je sais très bien qu’il ne fallait pas aller voir ce film. Déjà sur le papier, ça sentait mauvais. Et on a beau dire ce qu’on veut sur les critiques cinéma, quand toute la presse est unanime pour dire qu’un film est mauvais, on peut être tenté de la croire. Je les ai défié, ils m’ont vaincu.

Deux raisons m’ont poussé à aller voir ce film. D’abord, la présence de Valérie Lemercier. Géniale comédienne décomplexée, c’est typiquement une actrice capable de porter une comédie à elle seule comme les De Funès ou les Bourvil pouvaient le faire en leur temps. Du moins c’est ce que je croyais. La deuxième raison, c’est que le cinéma français qui s’attaque au sujet du racisme, ça a quelque chose d’inédit et de forcément intriguant. Ok, « Agathe Cléry » n’allait pas être notre « Collision » mais on pouvait espérer un petit quelque chose. On aurait eu tort.

Plusieurs choses ne vont pas du tout dans ce film :

– Il y a de quoi se demander si l’histoire ne se passe pas au début du XXème siècle quand les Noirs étaient rares en France et que les têtes blondes se demandaient si les toucher allait les tâcher. A cette époque là, oui, les gens faisaient de grands yeux lorsqu’ils rencontraient un Noir. Aujourd’hui, ça n’est plus le cas. Loin de moi l’idée de minimiser le problème du racisme. Je soutiens Morsay dans son entreprise de destruction du Front National mais de là à voir en chaque citoyen français un raciste potentiel, non. Certaines scènes sont édifiantes : Anthony Kavanagh est en voiture et se fait arrêter par une femme flic alors qu’il téléphonait au volant. Et la femme, pleine de subtilité, lui balance un « Alors, il sait pas qu’en France on n’a pas le droit de téléphoner en voiture ? ». Ca fait quelques années que je vis dans ce pays et aucun Français ne m’a jamais parlé comme ça. Je me suis peut-être déjà fait arrêté pour un délit de sale gueule mais jamais on ne m’a manqué de respect. Qu’il existe des flics racistes qui se laissent aller en banlieue, tout contents d’avoir carte blanche, je veux bien. Mais que l’on généralise toute la profession en faisant du premier flic rencontré un vilain cousin de De Villiers, c’est moche.
Il en va de même lorsque Agathe devient noire et qu’elle postule pour différents emplois. Là encore, le racisme a l’embauche est bien trop présent. Il est prouvé que cette discrimination là fait encore terriblement rage. Mais ne pas vouloir de Noirs dans leur boîte n’empêche pas les employeurs d’en avoir déjà vu. Alors que le film présente à chaque fois des cadres sortis tout droit des années 20, tout étonnés de voir quelqu’un au taux de mélanine si élevé. Ridicule.

– Vous en connaissez beaucoup des médécins qui vont revenir le dimanche pour relooker un patient ? C’est pourtant ce qui se passe. Agathe fait une tentative de suicide, elle est sauvée par une femme médecin noire qui, malgré les propos racistes et détestables de sa patiente, va s’acoquiner avec elle et, donc, venir la conseiller pour sa nouvelle coupe de cheveux et sa tenue vestimentaire. Parce qu’il y a des habits pour les Noirs, vous comprenez.

– Noire, Agathe est finalement embauchée dans une boîte jeune et dynamique, crée par un Noir et dont le seul credo est de n’embaucher aucun blanc. Et là, surprise, mais tout se passe bien dans cette boîte. Mieux, les gens ont le sourire en permanence, sont tous adorables et on comprend, lors d’une réunion d’Agathe avec deux de ses collaborateurs, que ses derniers sont beaucoup plus intelligents et travailleurs que les Blancs. Ce film est une merde sans nom.

– Dans ce film, les gens chantent aussi. Oui, Chatilliez s’est pris pour Woody Allen, Valérie Lemercier pour Julia Roberts. Mais on n’a pas affaire à « Tout le monde dit I love you ». Les chansons sont insipides, les mélodies sans saveur. Revoyez plutôt « Sweenez Todd » et imaginez qu’Agathe Cléry aille faire un tour dans le salon de Johnny Depp.

Alors ? : Un fumier sans nom. A côté, « Waterworld » du défunt Kevin Costner (ben quoi ?) c’est du Ken Loach.

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Réalisation : James Gray
Distribution : Joaquim Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vanessa Shaw…
Scénario : James Gray, Ric Menello

Puisque Woody Allen en a eu marre de poser sa caméra sur les trottoirs de New York, James Gray a décidé de prendre le relais. Puisque j’ai envie de poursuivre l’analogie avec Woody Allen (qui n’a pourtant pas vraiment lieu d’être), je dirai que « Two Lovers » est un parfait écho au « Vicky Christina Barcelona » du génial juif errant binoclard de Manhattan.
Dans les deux films, il est question de triangle amoureux, de choix déterminant entre la passion et la raison, d’une jolie brune, d’une jolie blonde et d’un grand brun taré. Dans les deux films, la blonde représente la folie, l’incertitude, le bouillonnement d’idées, le sexe sans complexes et a une sensibilité artistique. La brune, elle, c’est la stabilité, le choix de la raison, aucun risque pris, 2 enfants, 1 monospace et un beau portail blanc qu’on se plaira à repeindre le dimanche dans une jolie salopette tachetée.
La différence entre les deux films c’est que Woody Allen part du point de vue de ces femmes qui rentrent dans la vie active. L’une est une délicieuse femme-enfant éternelle insatisfaite avide de découvertes, l’autre est une gentille complexée satisfaite de son sort et bourrée de certitudes. C’est leur aventure qu’on va suivre, le bel hidalgo interprété par Javier Bardem n’étant finalement qu’un prétexte pour leur permettre de se trouver véritablement.
L’autre énorme différence concerne également le personnage masculin. Dans « VCB », Javier Bardem est un peu l’homme idéal : beau gosse, artiste, tolérant et porteur de Converse. Alors que Joaquin Phoenix, c’est à peu près tout le contraire. Suicidaire (non ça n’est pas un spoiler, on l’apprend dans la première scène du film), totalement paumé, photographe qui n’exposera jamais, coeur brisé qui vit encore chez ses parents et travaille au pressing de son père…Et c’est son parcours que James Gray nous invite à suivre.

(Si vous comptez allez voir ce film, stoppez votre lecture ici. Si vous l’avez vu et que vous voulez savoir ce que je pense de cette fabuleuse scène de fin, allez-y, je vous en prie).
(suite…)

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Réalisation : Samuel Benchetrit
Distribution : Edouard Baer, Anna Mouglalis, Jean Rochefort,Arno, Alain Bashung…
Scénario : Samuel Benchetrit

Samuel Benchetrit est un personnage cinématographique. S’il n’existait pas, il aurait sûrement été inventé par un scénariste américain et interprété par Georges Clooney. Benchetrit, c’est une espèce de beau gosse nonchalant toujours la clope au bec, ex de Marie Trintignant et qui est une sorte d’artiste à tout faire. Un jour acteur, le lendemain écrivain et le surlendemain réalisateur.
S’il avait déjà fait un premier film remarqué avec « Janis et John », dans lequel Marie Trintignant et François Cluzet jouaient des sosies de Janis Joplin et John Lennon, Benchetrit a gagné en médiatisation avec ses « Chroniques de l’asphalte ». Cela auraît pu être le titre d’un album de rap. C’est le nom qu’a donné Samuel Benchetrit à deux de ses livres. Dans ces ouvrages, il racontait son enfance en banlieue, les coups durs qu’il y a vécu, les anecdotes, le métissage, la violence, les rires…Bref, la vie. Depuis cs livres, j’ai mémorisé le nom de Samuel Benchetrit.

Et voilà qu’en 2008, il revient avec un deuxième film « J’ai toujours rêvé d’être un gangster ». Au premier abord, on voit une superbe affiche. Anna Mouglalis, poitrine à découvert, porte son enfant, un pistolet rangé dans son pantalon. L’image est forte mais n’est pas nouvelle. En effet, elle n’est que la version féminisée de l’affiche du film de 50 Cent « Get rich or die tryin' » (A voir, ne serait ce 50 qui, pour une fois, fait dans la mesure, sans cabotiner). C’est clair, le film de Benchetrit sera plein de références.
Avec cette affiche et les derniers livres de Benchetrit, on s’attend à un long-métrage très urbain, violent, une sorte de transposition à l’écran des « Chroniques de l’asphalte ». On s’attend à voir une Mouglalis filmée en femme courage dans un film aux effets stylistiques calqués sur De palma et Scorsese avec des gros méchants et de la soul en fond sonore.

Il n’en sera rien. Si « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » est bien une sorte d’hommage à toute une série de films, il frappe par sa lenteur. En premier lieu, il s’agit clairement d’un film de fan. Benchetrit aime Audiard et le fait savoir en réunissant 5 vieux briscards pour un dernier braquage. D’ailleurs, le caractère absurde de la scène où Rochefort et ses potes se rendent compte que leur associé n’est pas vraiment malade (enfin…) a l’air tout droit sorti d’un Woody Allen. Benchetrit aime Jarmusch et se moque de le copier royalement en réunissant cette fois Bashung et Arno. Benchetrit aime le cinéma muet et n’hésite pas à filmer toute une séquence sur le modèle des films de Chaplin. Benchetrit aime Belmondo, Pacino, Bogart, Jean-Louis Trintignant et n’hésite pas à afficher leurs photos dans le bar où Anna Mouglalis travaille.

D’un autre côté, le film est lent. Les plans séquences sont récurrents et le film prend le temps d’installer à chaque fois le contexte des 4 sketchs que Benchetrit va présenter. Si le film présente certains temps morts (le face à face Bashung/Arno ou la dialogue de départ entre Anna Mouglalis et Edouard Baer), ces derniers sont largement compensés par les quelques scènes anthologiques qu’il propose. Au premier rang desquels figure la scène de kidnapping raté qui devrait faire date.

Ce que j’en pense ? Tu me demandes ce que j’en pense ? : « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » est un film simple qui fait la part belle aux acteurs et aux dialogues. Point d’esbrouffe ou d’effet de style. C’est le film d’un fan qui cherche à nous dire pourquoi il aime le cinéma. Voilà pourquoi j’ai aimé son film.

Et Drew Barrymore ressemble à un hamburger.

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