Allez … Encore un classement. Cette fois-ci on s’attaque aux répliques qui ont le plus marqué l’histoire du cinéma. Du moins, mon cinéma. A vous de compléter tout ça dans les commentaires bien entendu, étant donné la subjectivité de l’exercice.
#15: Match Point : “There are moments in a match when the ball hits the top of the net, and for a split second, it can either go forward or fall back. With a little luck, it goes forward, and you win. Or maybe it doesn’t, and you lose.”
Le premier Woody Allen que j’ai vu. Forcément ça ne laisse pas indifférent.
#14: Rocky. “Adria[aaaaaaaaaaaaaaaa]n!” ce à quoi ladite Adrian n’a pu répondre qu’un sublime et transcendant : “Rocky[yyyyyyyyyy]y!” Mais là je vous offre la version “Yo Adria[aaaaaa]n, I did it!”. C’est le Rocky rappeur qu’on connait moins dira-t-on.
#13: E.T.: The Extra-Terrestrial : “E.T. phone home.” J’aurais pu mettre la fameuse scène des cris interposés entre la petite Drew et le truc vert venu de l’au-delà mais là on aurait quitté le thème des ”’répliques” .
#12: Star Wars Episod V – The Empire Strikes Back : “No. *I* am your father”.
Quiconque a un minimum de culture cinématographique connait cette réplique. Même sans avoir vu le film. Rien à dire de plus? Tout est su à propos de cette fameuse phrase prononcée par – attention spoiler- Dark Vador à Luke? Détrompez-vous. La plupart des gens, et moi le premier, s’imaginent que la réplique culte de cette (double) trilogie est : “Luke, I am your father”. Que néni. L’enchainement est (à peu de choses près) le suivant : Luke s’adresse à DV: ” I’ll never join you! You killed my father!” ce à quoi DV a répondu : ” No. *I* am your father”, les ** étant là pour marquer l’accentuation sur le *I* bien entendu. [Fin de l'info inutile mais bonne à placer au cours d'un diner entre amis pour attirer l'attention et se la jouer puriste du ciné]
#11: Black Hawk Down : “Black Hawk down, we got a black hawk down.”
Au -delà du patriotisme outrageant, voire agaçant, du film, “La Chute du Faucon Noir” reste une pure et simple leçon dans son genre : le film de guerre. On est plongé dans ce piège du début à la fin et on en ressort totalement retourné (au sens propre comme au sens figuré) notamment grâce à (ou à cause de, en fonction des personnes) la réalisation caméra à l’épaule de Ridley Scott. Au passage, je vous mets à la fois l’affiche officielle du film, et une photo de Tim Hetherington, vainqueur du World Press Photo Contest de 2007. Vague ressemblance, non?

#10: L.A. Confidential ” What do I get if I give you your balls back, you wop cocksucker?” par Bud White (Russel Crowe).
La brutalité et la virilité inarnées. Et c’est Russel Crowe qui s’en charge -on se demande pourquoi, tiens-. Le rôle de Bud White sera surement, avec Gladiator et son Oscarisation quelques années plus tard, le rôle qui fit découvrir l’acteur Néo-Zélandais au monde entier. Un rôle taillé pour lui, flic violent et secret, toujours prêt à se catagner en débardeur blanc pour venir au secours de la veuve et de l’orphelin. Le Jack Bauer des années 50 qu’ils disent…
#09: The Usual Suspects : ” Who’s Keyser Soze?”, ou comment faire reposer un film sur une seule question.
35 jours de tournage, 4 millions de dollars de budget, un réalisateur “novice” d’à peine 30 ans (récompensé pour son 1er long-métrage à Sundance tout de même en 1993). Même le casting était, pour l’époque (1995, ndlr), assez pauvre : un Kevin Spacey tout juste sorti de l’école Fincher (apparition dans Seven, et pas des moindres), un Benicio Del Toro qui n’avait rien fait de folichon depuis son grand rôle de méchant dans “Permis de Tuer” face à Timothy Dalton. Allez, à part Chazz Palminteri – je vous l’accorde- le casting n’avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et pourtant, 2 Oscars et 3 BAFTA plus tard, on a tous encore ce nom dans la bouche : Keyser Soze. A ce qui n’ont pas vu ce film, allez le voir. Ou ne venez plus sur ce blog.
#08: Gladiator : Le simple mais efficace ” Strength and honor” ou le magique “My name is Maximus Decimus Meridius [...]” ? Les deux me plaisent, mais la scène qui caratérise la seconde réplique est magique à mes yeux. La revanche du banni, le retour du lésé, le tout avec un jeu d’acteur excellent et une bande-originale quasi-parfaite. Quoi? Ca fait trop “Américain”? Ben quoi?
#07: Lord of War : “There are over 550 million firearms in worldwide circulation. That’s one firearm for every twelve people on the planet. The only question is: How do we arm the other 11?”
Cette réplique résume à elle seule l’immoralité du personnage joué par Nicolas Cage, et l’immoralité du film en général. Une phrase coup de poing pour un film coup de poing.
#6: The Dark Knight : ” Why so serious?”
Heath Ledger mystifie encore plus son personnage simplement grace à cette question. Mais au-delà de la performance de l’acteur, c’est aussi l’histoire qu’il y a derrière cette réplique ( “Wanna know how I got these scars?” ) qui aide à la sacralisation de cette phrase désormais mythique.
#5: Pulp Fiction : “Do you know what they call a Quarter Pounder with cheese in France?”.
Car oui, le talent de Tarentino réside (aussi) dans sa capacité à rendre cultissime une réplique qui traite d’un sujet pourtant on ne peut plus inintéressant. Qui ne connait pas la fameuse scène de la voiture où l’ami Jackson ( lorsqu’il ne fait pas mumuse à traquer des requins ou des serpents au Q.I surélevé pour payer ses impôts) philosophe pendant plusieurs minutes sur le système mêtrique français et sur les conséquences que cela peut avoir sur le sacro-saint “Quarter Pounder with cheese”. “Check out the big brain on Brett. You one smart motherfucker” comme dirait l’autre.
#4: Terminator 2 : The Judgment Day : “Hasta la vista, Baby”.
Un des films qui a le plus marqué mon enfance. Non pas par la froideur de l’oncle Californien, non. Mais pour la froideur de T1000. Pfiou Robert Patrick et son visage aux traits saillants en auront traumatisés plus d’un à l’époque. Et encore aujourd’hui, j’en suis sûr (bon ok, je parle pour moi là…)
#3 : Forrest Gump : “My momma always said, “Life was like a box of chocolates. You never know what you’re gonna get”.”
N’allait pas me dire que vous n’avez pas été touché(e)s par cette petite phrase qui résume à elle seule le personnage de Tom Hanks : le crédule utopiste. Et ce n’est pas pour rien que Son Altesse Musicale (S.A.M), le Sacro-Saint Kanye le citera d’ailleurs quelques années plus tard dans ‘Hey Mama’ : “Forrest Gump mama said, life is like a box of chocolates My mama told me go to school, get your doctorate “.
#1-ex-aequo : Back to the Future : “Nobody calls me ‘chicken’, nobody!”
Cette réplique, ce regard, ce petit frémissement… On connait tous le point faible de l’ami Mc Fly qui ne peut s’empêcher de réagir aux provocations relatives à sa virilité. Véritable déclic, “chicken” (ou “mauviette” en VF) met le jeune Marty à nu et il nous montre sa propension à se bagarrer contre les gros loubards du coin du haut de son mètre soixante-treize et de ses soixante-deux kilos. Assez bizarrement, la scène est difficile à trouver sur le net. Mais j’ai tout de même réussi à vous trouver un trailer retraçant les moment phares de la trilogie. Tout est une question de continuum espace-temps, on vous le dit.
Pour le plaisir, les retrouvailles entre Doc et Marty dans Spin City, c’est par ici que ça se passe. Les amateurs apprécieront.
#1 ex-aequo Scarface : “In this country, you gotta make the money first. Then when you get the money, you get the power. Then when you get the power, then you get the women.”
Bon. Bah là il n’y a pas grand chose à dire je crois. Tout est dit. Tony a ce truc que peu de personnes sont capables de faire : résumer des grands concepts de la vie en 1, 2 voire 3 phrases maximum. Là où le culte de l’argent et du pouvoir va se résumer pour certains à “Des chiffres et des chiffres, fuck les lettres et Patrice Laffont” ou encore “L’argent fait le bonheur j’en reste convaincu”, Montana va plus loin et en il découle presque un raisonnement mathématique. CQFD
- BONUS TRACKS -
- Dans la catégorie : “Punaise, j’ai failli l’oublier celle-ci” -
Goodfellas: “As far back as I can remember, I’ve always wanted to be a gangster.”
Cette phrase d’ouverture nous présente Henry Hill (Ray Liotta, cf. photo) et résume à elle seule la portée de ce chef-d’oeuvre. Une histoire de gangsters, certes, mais un jeu d’acteurs irréprochable (mention spéciale à Joe Pesci) et une réalisation parfaite (mention spéciale aux 2 excellents plans-séquence du film). Je voulais mettre 3 ex-aequo en première position, puis je me suis dis qu’il fallait lui donner un statut à part. C’est chose faite.

-Dans la catégorie : “Frenglish” –
The Matrix : “Whoa. Déjà vu.”
-Dans la catégorie : “Running catchphrase” –
James Bond. “My name is Bond. James Bond” caractéristique de l’ensemble des films de la saga James Bond, à l’exception du Dernier “Quantum of Solace”, me semble-t-il.
On peut également penser au fameux Vodka-Martini de l’ami James, “Shaken, not stirred”.
- Dans la catégorie: “Lovers rule” –
Love Story : “Love means never having to say you’re sorry”
LA phrase de lover. Il fallait bien mettre une phrase de lover dans ce petit classement. Eh bien j’ai choisi Love Story. Déjà pour le titre du film. Ensuite pour la fameuse BO que tout le monde connait, sans aucun doute ( à écouter ici ) . Enfin pour ladite citation que vous pouvez voir/revoir juste en dessous.
/!\ ATTENTION il s’agit de la scène finale du film – Spoiler inside /!\
-Dans la catégorie : “Si tu m’oublies, je te démonte”
Taxi Driver: “You talking to me?”.
La “version française “
- Dans la catégorie : “Je n’ai pas vu le film, mais il faut quand même mettre cette réplique”
Gone with the wind: “Frankly, my dear, I don’t give a damn.”
Soyons honnetes, je n’ai pas vu ce film. Mais par principe, je me dois de le mettre dans les “Bonus”. Déjà pour la renommée des acteurs et du film. Ensuite pour la portée de cette réplique totalement loufoque, décalée et surtout osée dans un film qui se veut romantique. Enfin, parce que l’AFI (American Film Institute) met cette réplique au sommet de son top 100.
-Dans la catégorie: “Si tu lis la suite de ce billet tu vas potentiellement te bousiller la fin d’un film, maintenant que t’es prévenu, vis ta vie et fais ton choix”-
Saw : “ Most people are so ungrateful to be alive, but not you, not anymore…”

Un grand merci pour le numéro 1 (tu sais lequel) !
Super billet, vraiment.
Pas mieux que le précédent commentaire, je l’attendais cet article et j’ai rien à redire (peut être sur Star Wars étant un fan inconditionnel). Good job!!
Merci pour les coms les mecs, c’est cool.
Je suis quand même assez déçu et étonné de ne pas pouvoir trouver la fameuse scène du ‘Nobody calls me chicken’ sur le net. Si vous la trouvez, n’hésitez surtout pas
Et si vous avez d’autres répliques à faire partager, foncez!
Tout de suite, j’en ai une qui me vient : ‘I like your style, Dude’ (The Big Lebowski). C’est sans doute pas la meilleure réplique du film mais c’est celle qui m’a le plus marqué. Simple, efficace.
Et puis, y’en a une autre, mais je la garde sous le coude…
Et les frenchy, bordel !
Les Gabin, Bébel, Lino, etc.
Et Nicholson en Joker ?
Et les rêgles du Fight Club ?
Dam it, j’en ai plein d’autres qui me viennent ! Même si Maximus a ma préférence.
En tout cas merci pour ces quelques minutes de bonheur.
Bon, il y en a des centaines de milliers, mais pour le fun :
The Fifth Element
Korben Dallas : Anybody else want to negotiate?
Leeloo : Leeloo Dallas mul-ti-pass.
V for Vendetta
V : No, what you have are bullets, and the hope that when your guns are empty I’m no longer be standing, because if I am you’ll all be dead before you’ve reloaded.
Que du bon ! Merci
[...] 29, 2009 par Amine Pour faire écho au billet publié il y a quelques jours où nous tentions de retracer quelques répliques marquantes du [...]
+1 pour les Frenchies Korril. Tu as raison, my mistake. Un petit Bébel serait bien passé dans le classement.
Pour Fight Club et le Joker, l’erreur est réparée sur un vidéo publiée ici : http://theaterofthemind.wordpress.com/2009/05/29/100-repliques-en-200-secondes/
Enjoy!
Excellent post!!
Bravo!