-L’incroyable histoire de Benjamin Button-The curious case of Benjamin Button-
Sortie : Mercredi 04 Février 2009
Réalisation : David Fincher
Distribution : Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond, Taraji P. Henson, Jason Flemyng, Tilda Swinton, Jared Harris
Scénario : Eric Roth, d’après l’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald ” The curious case of Benjamin Button”
Synopsis : Le jour qui mit un terme à la “Der des Ders” vit la naissance du jeune de Benjamin Button, être étrange qui naquit vieux et qui allait vivre sa vie à l’envers. Naitre âgé,faire ses premiers pas en chaise roulante et rajeunir de jours en jours n’est pas une tâche facile. Mais aimer quelqu’un dont la vie n’a pas le même sens, n’aide pas les choses. Une simple histoire d’amour? Sûrement pas. Une réflexion sur la vie et le sens qu’on veut/peut lui donner. Beaucoup plus que ça.
Il est assez rare de voir un film de plus de 2h 30 au cinéma. Il est rare de voir un Steven Spielberg ou un Ron Howard abandonner des scénarios face aux difficultés de mise en scène rencontrées. Il est très rare de voir un film nominé 13 fois aux Oscars. Il est extrêmement rare de de ne pas être lassé de 155 minutes de film et d’en redemander encore et encore une fois la pellicule arrivée au bout.
Il existe des couples cinématographiques aux collaborations fructueuses tels que “Burton/Depp”, “Allen/Johansson”, “Besson/UMP Réno”, “Marshall/Auteuil”, et bien d’autres ( à vous de compléter la liste dans les commentaires si un couple vous vient à l’esprit). Désormais, il y aura le couple “Fincher/Pitt” . Alors oui, je vous vois arriver sur vos grands sabots manifester votre haine face à cette dernière phrase : “Mais quel goujat ce gus, on n’a pas attendu “Benjamin Button” pour que “Fincher/Pitt” existe!Pauv’ type” Bien entendu, non. Ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas écrit. Si l’on devait imager l’évolution dudit couple, “Seven” serait la rencontre, “Fight Club” la nuit d’amour, et “Benjamin Button” l’enfant prodigue né de cette relation. Dans le milieu footballistique, David Astorga aurait parlé là d’un ‘hat trick”. 3 essais, 3 buts. Et pour Eric Roth, le scénariste, on ne parle plus de “coup du chapeau”, mais bel et bien d’un “coup de grâce”. Après avoir scénarisé l’humble “Forrest Gump”, “L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux”, “Munich”, ou encore ” Ali”, Roth s’est attelé à adapter (très librement soit dit en passant) une nouvelle du début du 20ème sicèle de Francis Scott Fitzgerald d’une cinquantaine de page en un chef-d’œuvre cinématographique de 2h35. Et on en redemande.

Film fantastique, drame, romance, comédie, film historique. On ne sait pas trop sur quel pied danser. Mais une chose est sûre, “L’incroyable histoire de Benjamin Button” est un film aux multiples messages, notamment sur l’amour et sur la vie en général, le sens qu’on veut lui donner. Le sens qu’on peut lui donner. Quel est le véritable sens du temps? Vivre sa vie à l’envers nous empêcherait-il de réaliser tous nos rêves? Y-a-t-il un moment critique dans nos vies pour réaliser nos rêves les plus fous? Et le destin dans tout ça? La situation plutôt cocasse du personnage principal ne nous laisse pas indifférent. Benjamin aime Daisy. Daisy aime Benjamin. Jusqu’ici, tout va bien. Mais pour eux, la vie n’a pas le même sens. Leurs courbes d’âge vont se croiser, tout comme leurs trajectoires respectives au cours d’un 20ème siècle superbement mis en scène. Elie Roth n’en est pas à sont premier coup d’essai, puisqu’il avait réussi une prouesse identique en nous faisant découvrir les différentes facettes des Etats-Unis à travers les yeux de Gump, “Forrest Gump”. Bien que le style soit totalement différent, l’idée n’en demeure pas moins proche avec “Benjamin Button”.
On a droit tour à tour à un Brad Pitt en chaise roulante, à moitié sourd et mal-voyant dans les années 30, un Brad Pitt qui prend goût à la mer et qui découvre la cruauté de la 2nde guerre mondiale, un Brad Pitt “Peace&Love” qui ne vit que d’eau fraiche et d’amour à une époque où l’acronyme SIDA n’était pas dans les dictionnaires. Mais on a surtout droit à un Brad Pitt au top de son swagger dans les années 60, en sosie officiel de James Dean, lunettes noires, béret vissé sur la tête, blue jean, le tout emboité sur une Triumph(cf. première photo au début de l’article). A ses côtés, la superbe Cate Blanchett, la petite rouquine qui ne vit que pour la danse classique et qui va petit à petit réaliser son rêve, quittant la Nouvelle-Orléans pour vivre sa passion le matin à Paris, le soir à New-York.

Librement inspiré de la nouvelle éponyme de Fitzgerald, “L’étrange histoire de Benjamin Button” n’est rien d’autre qu’un poème sur le temps, l’amour, le destin. Sur la vie. Véritable chef-d’œuvre cinématographique, les prestations des acteurs n’en sont pas moins dénaturées par des effets spéciaux haute-qualité qui ont permis tantôt de rajeunir le couple “Benjamin/Daisy”, tantôt de le vieillir. Je pourrais vous en parler des heures durant tant le film est complet, mais le mieux et que vous alliez le voir. Vous ne pouvez pas rester indifférent face à une telle maitrise du cinéma. Un classique.
“-Good Night Daisy.”
“-Good Night Benjamin.”
Non! Tu l’as déjà vu! J’y vais mercredi et je lirais ton com après :p
et tu attends quoi pour la critique de slumdog que tu as vu il y a 3 semaines ?
Tu vois, y’avait aucune raison de s’inquiéter. Je sors de la salle de ciné. A chaud, je dirais “mortel”. Y’a juste un petit truc qui m’a chiffonné mais je vais pas spoiler.
J’en suis sorti un peu moins enthousiaste qu’en y allant (les proximité scénaristiques avec “Forrest Gump” et stylistiques avec les films de Jean-Pierre Jeunet m’ont un peu troublé) mais ça reste un très beau film qui, à mon avis, distille son/ses message(s) bien après la fin du générique.
Le choix de Brad Pitt dans le rôle principal est vraiment pertinent, et j’aime bien la façon dont le film questionne son statut d’icône : il y a un moment dans le film où on sait qu’à un moment, la beauté de Brad Pitt ne suffira plus à convaincre le spectacteur de son rajeunissement, du côté ça le confronte à sa propre carrière d’acteur-beau-gosse qui finira par vieillir. Je trouve ça mortel.
Et putain, les 20 dernières minutes sont absolument dévastatrices.
Il y a un nombre incalculable de fautes dans mon précédent commentaire. Honte.
Malgré un film un peu long, j’ai trouvé le message sur le temps qui passe fort et donnant matière à reflexion. Et comme le dit JB dans son commentaire :”les 20 dernières minutes sont absolument dévastatrices”
D’ailleurs je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle entre le message donné par David Fincher et celui prodigué par Gaspar Noé :”Le temps détruit tout”. Vous aurez noté que je pensais biensur à son film IRREVERSIBLE qui, selon moi, traite de la même fuite du temps et des ravages qu’elle peut avoir avec certe un degré de violence que l’on ne retrouve pas dans L’ETRANGE HISTOIR DE B. BUTTON.
Autre couple intéressant: Scorsese/Di Caprio.
hummmmmm suis-je le seul, cher Amine, à penser que Benjamin Button est long, trèèès long, troooop long (à tel point que je me suis endormi)???
Sans rire si tu veux des questions sur le temps, la vie qui passe, la remise en cause, lis de la philo c’est moins soporiphique !
Et alors la pseudo prise de risque de Brad Pitt dans un rôle de séducteur face à une Kate superbe …. tu appelles ça du risque toi ….
MAGNIFIQUE le film

Riien a dire , Mi a part que c’est long
Mais les citations sont magnifiquee